Au milieu de ce noir, il n'y a rien. Pas d'écho, pas de vie, pas d'espace. C'est à la fois grand et petit. Infini et minuscule. Dans ce noir, il n'y a rien, sinon toi. La solitude. Absolue.
Au milieu de cela, tu ne peux pas bouger. La peur est là, compagnie fidèle aux accents de mort. Elle s'agrippe à toi, ne te lâche pas. Elle prend un malin plaisir à souffler tes espoirs, comme on souffle la flamme d'une bougie. La peur.
Le noir est infini, puissant, incroyablement pervers. Pourtant, ce n'est pas lui qui nous fait peur. Ce n'est pas cette teinte sombre, qu'on assossie au noir des enfers. Ce n'est pas le noir qui nous fait peur, pas plus que la nuit ou la mort.
C'est l'Inconnu.
La peur le sait. Elle sait que, seul, piégé, au milieu d'un univers qui n'est rien, tu n'as pas d'autres choix. L'Angoisse te paralyse, et là, tu n'es plus rien. Ou tu ne seras plus rien. Tu es perdu dans tes pensées, prisonniers de ton esprit, jusqu'à ce que la folie t'atteigne. Parce que tu n'as pas d'autres choix.
Ou plutôt, si.
Un seul autre.
Il faut combattre.
Combattre la peur, c'est à la fois très difficile et très simple. Ca ne demande pas la dextérité d'un combat à l'épée. C'ets beaucoup plus simple.
Et infiniment plus compliqué.
Pour vaincre les angoisses, il faut avoir une petite lumière au fond de soi.
Une lumière qui s'appelle espoir.
Un espoir qui est un mot.
Amour.
On ne peut pas vaincre l'espoir. C'est comme les fées.
Mais on peut tuer les fées.
Voilà ce que les gens me disent.
Non.
On ne peut pas.
Car une fée ne meurt jamais.
Elle devient une poussière de rêve.
Parce qu'on est seul maître de son destin.
Et parce qu'on est jamais seul.

