Souvenirs... Au fond, les petits ne sont-ils pas plus matures que nous? Plus que nous ne le serons jamais? Et si en grandissant, on devenait plus con?

Le soleil tapait fort. Trop fort. Trop fort pour l'herbe. Elle a jauni. Le sol est brûlant. Trop pour qu'on y marche pieds nus.
Plus personne ne viens là. Trop chaud. Le petit parc de jeux est désert depuis des semaines. Une légère couche de poussière recouvre le vieux tourniquet, l'ancienne balançoire, l'antique toboggan, et la petite table de bois brut, là, posée au milieu de la clairière. Désert.
Pourtant, une jeune fille est assise sur la balançoire. Ses pieds touchent le sol. Ils bougent un peu, emportés par le léger balancier que la fille impose à son siège. Perdue dans ses pensées, elle regarde le lointain. Emporté par une vague de souvenirs. Inaccessible.
Elle se remémore les après-midi ensoleillés passé ici, avec ses parents. Le rire de son père la faisant glisser sur le toboggan. La joie de sa mère la faisant tourner sur le tourniquet. Sa fierté quand elle s'était balancer seule, sans l'aide de ses parents, sur la balançoire. La joie d'un pique-nique tranquille et joyeux avec son père et sa mère. Sa douleur quand elle se faisait mal, ici, et que son père la prenait dans ses bras, la consolait. Les rires quand elle tombait, sans se faire mal, dans la poussière. Le silence d'une sieste sous les arbres, sa mère lui tenant la main.
Tant de souvenirs. Tant de bonheur. On est si jeune, si simple, si tranquille, si joyeux, quand on est enfant. Si... mature. Tellement plus mature que maintenant. On ne goûtait que les bien-être simple de la vie, sans avoir besoin d'un portable, d'une console... L'harmonie avec la nature.
Soudain, la jeune fille comprend se qu'elle a laissé derrière elle. Sa jeunesse, son insouciance... Et son bonheur.
Une larme coule. Tombe. Sur le sol. Elle sèche très vite. D'autres la suivent. Elle se rend alors compte des derniers instants passer avec sa mère. C'était une dispute. Une dispute, elle s'en rends compte, maintenant, tellement stupide, inutile! Une dispute pour savoir si elle pouvais avoir un portable. La jeune fille se roule en boule. Elle voudrait oublier. Mourir.
Enfin, plus tard, bien plus tard, une main douce vient toucher l'épaule de la jeune fille. Elle se retourne. Sa mère. Sa mère lui séche ses larmes.
"Ne sois pas triste. Tu as grandi, c'est tout. Mais, si, pour se réconcilier, on pique-niquait là?"
D'autres larmes tombent des yeux de la fille. Des larmes de gratitude. Elle se rend alors compte qu'elle chance elle a. Elle sourit.

Et si en grandissant, on devenait plus con? Si, en grandissant, on laissait derrière nous tous les bonheurs simplesde la vie, comme une balançoire, un toboggan, pour les portables, les ordinateurs... Je m'en rends compte, maintenant, moi aussi: on est si grand quand on est petit...


Rayon baigné de lune
Bonheur absolu
Enfance

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Souvenirs... Au fond, les petits ne sont-ils pas plus matures que nous? Plus que nous ne le serons jamais? Et si en grandissant, on devenait plus con?

# Posté le lundi 19 mai 2008 11:34

Modifié le dimanche 25 mai 2008 11:56

I love you!

I love you!
Voilà, juste un GROS BIZOOOOOOOOOOU au filles que j'aime! pour savoir, voilà leur blog:


juju

alex

tiitii



# Posté le samedi 29 mars 2008 04:05

Juste le temps d'un baiser...

Pour la jeune fille, le temps s'est arrêté. Elle ne sait pas depuis combien de temps elle est là, depuis combien de temps son regard est plongé dans celui du garçon qu'elle aime. Sur sa joue, on peut voir une ligne humide, comme si une larme avait coulé. Doucement, une autre apparaît, et coule silencieusement sur la piste de glace de son visage, et trace une nouvelle trainée sale. C'est une larme de peur, de colère, mais surtout, surtout, une larme de joie. La jeune fille approche lentement ses lèvres en feu de la bouche du jeune homme. Le geste reste en suspens comme si les deux amoureux hésitaient. Finalement, avec une dernière hésitation, leurs lèvres se rejoignent, presque un frôlement, d'abord, pour finir dans un vrai baiser, un baiser passionné. Puis, calmement, lentement, mais sûrement, la jeune fille enlève ses lèvres enflammées de celles du jeune homme, et s'écarte. Elle doit partir. Elle lance un regard rempli de larmes à l'homme qu'elle aime, mais se détourne. Elle fait quelques pas hésitants, puis s'arrête. Elle se retourne, et lance un dernier regard à son amoureux. Leur échange se prolonge, infini, immense, passionnant... Les mots ne sont même pas là, mais ce long regard vaut le plus long des discours. Hélas il faut s'en aller! La jeune fille détourne son regard la première, puis tourne les talons. Elle repart, mais se retourne une fois de plus, une dernière, une ultime fois. Mais elle ne peut pas rester. Plus maintenant. Elle part enfin, et les larmes que jusqu'alors elle avait retenues coulent, sans fin, et s'écrasent au sol, telles des gouttes de pluie. Des larmes de fureur cette fois. La fureur de devoir partir, de quitter l'homme qu'elle aime... Elle finit par disparaître au coin d'une rue, ombre furtive dans la nuit d'encre..

***


Le jeune garçon se détourne à son tour. Lui, il ne pleurera pas. Lui, il est fort. Pourtant, une vague de détresse, de peur, de culpabilité l'envahit. Il aurait pu la retenir. Il aurait pu lui dire un dernier mot,lui donner un dernier baiser... mais non. La réalité s'oppose à lui, aussi dure que du diamant : la seule fille qu'il ait aimée, la seule qui compte à ses yeux est partie. Elle est partie et ne reviendra plus. Tout d'un coup, c'en est trop pour lui. Il se retourne. Rien. La ruelle est déserte. Plus de trace de sa bien-aimée... Il l'appelle, crie, hurle, se casse la voix... rien. Seul le silence et le bruit du vent dans les volets lui répond. Il tourne le dos à la ruelle, et encore une fois, la réalité revient vers lui. Il ne la verra jamais plus. C'est fini. Il marche, seul, vers chez lui. Il n'a pas pleuré, mais dans ses yeux, on peut voir une lueur de regret, de désespoir sans nom, de détresse infinie...


Pourquoi les moments auxquels on prend du plaisir sont si courts? Pourquoi ceux qu'on aime s'en vont toujours là où on ne pourra jamais les rejoindre? Pourquoi faut-il que l'on verse des larmes pour un oui ou pour un non? Toutes ces questions, je me les pose sans cesse... Et plus je me les pose, plus une réponse me vient : il faut profiter de l'instant présent, des gens qu'on aime, et même de la vie, tant qu'on est là pour la savourer... Même si c'est juste le temps d'un baiser.
Juste le temps d'un baiser...

# Posté le vendredi 28 mars 2008 17:10

Modifié le samedi 12 avril 2008 15:14

Bisous!

Bisous!
Je voulez dire au mec que j'aime que je suis folle de lui, que je l'aime, et dire à mes VRAIES ami(e)s qu'elles et qu'il occuperont toujours une place dans mon coeur.

# Posté le vendredi 28 mars 2008 12:49

Mwa, ma connerie et mes potes

Mwa, ma connerie et mes potes
C'était a la teuf chez Romane, avec toute l'équipe.
LES FILLES ONT C'EST TROP MARRE CE JOUR LA, MERCI A ROMANE, FRANCK ET AURELIEN (n'est-ce pas, Amandine)...
MERCI LES FILLES, JE VOUS ADORE TOUTE ET MEME SI ON SENTENT PAS TOUJOURS BIEN? C'EST LA QU'ON RECONNAIT LES VRAI AMIES!!!!!!!!!!!!!!!!!!!










# Posté le lundi 25 février 2008 10:14